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Pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable
de la corniche oranaise
Le dédoublement de la conduite d’amenée principale en voie d’achèvement
Le chantier de dédoublement de la conduite
d’amenée principale approvisionnant les communes de la corniche oranaise à partir de la station de relevage de Boutlélis est en voie d’achèvement. «Le projet entamé par la SEOR pour sécuriser la corniche oranaise durant la saison estivale, accuse un taux d’avancement appréciable. Il sera finalisé dans les prochains jours», précise une source autorisée.
La station de relevage de Boutlélis a aussi bénéficié de travaux de réhabilitation de ses équipements pour éviter toute panne technique. La SEOR a également lancé des travaux de révision des groupes électrogènes dans une dizaine de stations de relevage situées sur la corniche oranaise et l’installation de deux autres groupes électrogènes dans la daïra de Béthioua pour prévenir les coupures de courant électrique constatées à chaque saison estivale. La SEOR a par ailleurs renforcé le contrôle de la qualité d’eau au niveau de tous les centres de distribution avec intensification des tests de chlore résiduel au niveau des réservoirs et autres stockages des usagers, ainsi que les camions-citernes et l’ajustement automatique de la chloration dans le cas d’insuffisance en chlore résiduel dans les prélèvements pour analyses physico-chimiques et bactériologiques. Les dispositions préventives de la SEOR concernent deux volets : le nettoyage des 176 ouvrages de stockage déployés dans le territoire de la wilaya (56 ouvrages, dont 25 à Aïn El Turck et 31 à Béthioua), ainsi qe l’intensification du chlore résiduel au niveau des réservoirs et autres stockages. Le contrôle de la qualité de l’eau ne sera pas limité uniquement aux installations de la SEOR, mais des analyses physico-chimiques seront menées en aval sur l’eau de robinet. Les services concernés par la lutte contre les MTH avaient d’ailleurs réalisé 13.427 analyses physico-chimiques et 3.916 analyses bactériologiques pour s’assurer de la qualité de l’eau qui alimente les ménages dans la wilaya, rappelle-t-on. Outre le contrôle de la qualité de l’eau, il est annoncé des prélèvements en aveugle des eaux de baignade par les services sanitaires dans une trentaine de plages autorisées à la baignade. Les biologistes devront contrôler la qualité microbiologique de l’eau de mer pour s’assurer que les eaux de baignade ne sont pas polluées. Ces prélèvements en aveugle des eaux de baignade seront menés jusqu’à la fin de la saison estivale pour surveiller la concentration des coliformes, la qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau, la présence de détergents et la transparence de l’eau. Une forte pollution bactériologique constatée entraînerait sur le champ la fermeture de la plage.
A. Saïd
Nouveaux ustensiles de cuisine, peinture et réfection des foyers
Que de travaux pour bien accueillir le Ramadhan
Les Oranais ont de tout temps été célèbres, à travers le pays, pour leur ouverture d’esprit, mais surtout par leur sens sans faille, de l’hospitalité. A Oran, El Bahia, on honore toujours ses hôtes et il n’est pas question d’être très regardant sur les dépenses ; le plus important est que le convive reparte heureux et avec plein de bons souvenirs.
Cependant, il est un hôte
que les Oranais apprécient tout particulièrement et pour lequel l’on se plie volontiers en quatre. Pour cet invité de marque, qui n’est autre que le mois sacré de Ramadhan, l’on dépense vraiment sans retenue et préparer son escale annuelle à Oran est devenu un véritable rituel auquel l’on se soumet avec joie. Ainsi, chaque année à la même époque, soit à un mois de son arrivée, les femmes et hommes-chefs de famille, établissent des listes de ce qui doit être fait. Pour les femmes, c’est simple, il est impératif de se doter de nouveaux ustensiles de cuisine (sets de tables, marmites et couverts).
A ce sujet, Rabha, sexagénaire, confie: «Chez nous, c’est une tradition qu’on n’est pas prêts de laisser tomber, car héritée depuis des lustres de nos ancêtres.
Et puis c’est un grand honneur, pour nous, d’accueillir le Ramadhan à bras ouverts. Ne dit-on pas que c’est l’invité d’Allah?» Pour les hommes, par contre, c’est une autre paire de manche et un peu plus compliqué, puisque souvent ils mettent à profit les premiers jours de leur congé annuel pour accomplir des travaux de réfection et de restauration de leurs intérieurs. Des besognes pour lesquels ils y ont réfléchi et préparé des budgets pendant toute l’année.
Il y a, d’un côté, ceux qui sont plus ou moins chanceux, car il ne manque qu’un coup de pinceau pour que leur demeure fasse peau neuve et accueille comme il se doit le mois de jeûne, et de l’autre, il y a ceux qui doivent consentir plus de temps et d’argent, car devant opérer des travaux plus lourds de réaménagement.
C’est dire que le mois de juin courant n’est pas du tout de tout repos pour la majorité des fonctionnaires. Cet état de fait n’est pas pour déplaire aux gérants de quincailleries et autres commerces de matériaux de construction opérant sur la place d’Oran, notamment à proximité des nouvelles cités d’habitation à l’instar de Akid Lotfi, Essabah, El Yasmine et Ennour où les appartements, faut-il le rappeler, les finitions, lors de leurs constructions, ne répondent pas toujours aux normes de fonctionnalité requises, ni au goût de leurs propriétaires.
Faouzi, la quarantaine, résident à Haï Ennour les raisons qui l’incite à engager des travaux chez lui: «En fait, cette année, j’ai décidé de faire d’une pierre, deux coups. Réaménager mon intérieur qui ne répond absolument pas aux besoins de ma petite famille et accueillir comme il se doit le Ramadhan. Cela va me coûter un maximum, car il y a beaucoup de modifications à faire et beaucoup de choses à changer. A voir mon F3, on dirait que ceux qui l’ont construit et bien avant eux, ceux qui l’ont dessiné ne sont pas des Algériens et ne connaissent rien à notre mode de vie arabo-musulman où la discrétion et la décence sont de mise.
Figurez vous qu’on n’a même pas daigné mettre une porte au salon, sans oublier toutes les autres imperfections, notamment dans la cuisine et les sanitaires. Au vu des prix des matériaux de construction, cela va me coûter, en fait, par moins de 500 000 DA, sans compter les imprévus.»
S. Makhlouf
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